Habitat

La Ferme de Joulines

Harmonie et cohérence

Production et élevage (en développement) : Chevaux baroques champagne, silver, pearl et de robes classiques, Chèvres angoras et Mohair, Communication animale, Fruits séchés, Petits fruits et plantes variées.

"Joulines

à la bougie" I

 

À la bougie, oui ! Le désir de bénéficier du confort de l'électricité n'était pas assez fort pour titiller suffisament le courage pour une installation électrique dans notre maisonnette. C'est un choix toujours repoussé qui est devenu une évidence. Cette petite maison, nous allons l'habiter les années nécessaires à la restauration et à l'aménagement de la maison principale (et il y a du boulot !). Une idée que nous avons longtemps cachée à nos proches pour ne pas les effrayer, répondant toujours par un vague "oui-oui" à la question électrique.

 

Quel sentiment spécial que d'adoucir le régime des activités avec la luminosité qui s'atténue... Quel plaisir de se sentir indemne d'agitation énergétique et de pouvoir observer visuellement ce que nous consommons ! Euh oui, nous ne sommes pas encore au coeur de l'hiver, dans le sombre permanent, nous en reparlerons peut-être à ce moment là... En attendant, nous nous sommes équipés, en plus de nos quelques bougies, de deux lampes solaires. Non pas, que nous soyons des inconditionnels du solaire, au contraire, les matériaux utilisés pour capter l'énergie et la conserver ne correspondent pas vraiment à notre état d'esprit, mais nous avons voulu garder notre indépendance vis-à-vis du réseau général et, disons, faire un essai.

 

Vous l'aurez compris, le seul enjeu de l'électricité dans la maisonette était pour nous la lumière. Seule, une petite cuisinère à bois nous apporte son énergie pour fournir l'eau chaude, faire la cuisine et nous chauffer. Nous avons encore (nous avons bien l'objectif de le remplacer par une énergie que l'on produirait sur place) un point d'électricité traditionnel dans la maison principale qui nous permet de recharger nos quelques appareils énergivores.

 

À suivre...

 

 

 

 

"Joulines à la bougie" II

 

Quelques retours après 3 mois de bougie...

On s'est équipé de quelques lampes solaires supplémentaires (nous en avions 2, nous en avons maintenant 5 !) et nous tenons le rythme de nuit longue sans difficulté. Nous avons donc trois lampes puissantes et à rechargement efficace (petit panneau solaire portatif), plus les deux d'origine, beaucoup moins lumineuse, tenant moins longtemps et se rechargeant plus lentement (panneau solaire intégré à la lampe). Ces dernières nous permettent plutôt de faire de l'éclairage d'appoint (lire un livre, éclairer un petit bout de cuisine, être utilisée en lampe de poche, etc.). Et les bougies ! On consomme un tiers de bougie de ménage par soir, pour la chaleur de leur lumière et pour augmenter la luminosité.

Nous avons aussi observé qu'il était agréable d'avoir trois sources de lumière différentes quand l'activité était encore importante, quelque soit la luminosité finale.

Conclusion : on continue avec nos cinq lampes et notre tiers de bougie pour les jours les plus sombres de décembre.

 

NB : On apprécie les soirs de Pleine Lune. On peut même travailler dehors sans éclairage !

 

Les moyens de communication en question !

Internet, téléphone, réseaux sociaux et compagnie...

 

On nous demande régulièrement comment nous gérons nos échanges sur internet et le fait de ne pas avoir d'électricité, d'ordinateur et tout ce qui peut y être assimilé (je rappelle que nous n'avons pas l'électricité dans notre petite maison, mais que nous avons un point électricité sur la ferme, pour le moment !).

 

Personnellement, je n'ai pas tranché de manière définitive quant à l'utilisation des modes de communication modernes. Une chose est sûre, point trop n'en faut. Selon nos principes "d'harmonie et de cohérence", il ne s'agit pas de se mettre à la marge de la société et d'interrompre les modes d'échanges actuels, mais bien de rester en contact avec notre environnement humain. Internet et ses réseaux tiennent lieu pour moi d'un grand catalogue universel, potentiellement bourré de détails. Une richesse donc, si l'on n'est pas pris dans le grand tournoiement netique tellement addictif et qu'internet ne devient pas l'illusoire consistance de nos vies modernes si creuses.

 

Aujourd'hui, nous avons un téléphone portable chacun, sans internet, et des ordinateurs en partage dans une maison familiale, où il y a internet, non loin de notre colline (qui abrite aussi la machine à laver que nous utilisons et bien souvent une petite partie de notre troupeau de chevaux). Nous nous y rendons donc quasi quotidiennement. Il est évident, qu'à l'avenir, nous réduirons nos allers-retours et, de fait, la régularité de nos visites sur internet, sans envisager, pour le moment, d'y renoncer complètement un jour.

 

Dans un avenir proche, nous n'aurons donc plus qu'un téléphone pour deux et irons sur internet, comme nous irons voir des films, dans des lieux de partages, familiaux, sociaux et variés, où tous ces objets modernes seront envisagés de façon collective, et non, systématiquement personnelle.

 

 

"La vaisselle dehors"

 

Faire la vaisselle dehors, ce n'est pas quelque chose que nous aurions imaginer faire si longtemps...

Et pourtant, nous voici en ces premiers jours de décembre, le temps reste relativement clément (dans le Nord Cotentin, il ne fait jamais très froid), et je prends toujours autant de plaisir à faire la vaisselle dehors. Pourquoi ?

 

La raison technique : Nous n'avons pas encore amené l'eau dans notre petite maison (il reste un mur à percer, un tuyau à faire passer, un évier en Tadelakt à finir de conceptualiser).

 

La raison temporelle : On manque de temps pour mener tous nos projets, la priorité est au quotidien (nourrir les enfants, les chevaux et autres bêtes) et aux urgences (refaire les murs avant qu'ils ne s'effondrent et planter, oui, c'est une urgence).

 

La raison affective : J'apprécie passer ce petit moment dehors (depuis le début, je me demande à quel moment cela sera-t-il insoutenable de le faire tellement j'aurais les mains gelées, c'est pas encore arrivé), avec les poules et le chien qui se tiennent prêts à me filer un coup de bec ou de museau pour m'aider.

 

La raison confortable : Ce n'est pas si inconfortable de faire la vaisselle dehors, à l'eau froide, sans paic-machin, à moitié accroupie, lentement et soigneusement, en observant les arbes prendre le vent ou en profitant de ce si joyeux rayon de soleil.

 

Les outils : Un petit robinet, une grande gamelle d'eau (au moins, on sait ce qu'on consomme, ça va pas loin), une bonne petite brosse et un sacré bon torchon (parce que quand tu utilises essentiellement de l'eau froide et pas de paic-machin, faut être bon à l'essuyage).

 

Les inconvénients : Activité assez réduite quand il pleut à torrent.

 

Ce qui nous aide : Utiliser très peu de vaisselle (détails dans un prochain article), avoir la foi.

Caguez pas dans l'eau, buvez la !

 

Toilettes sèches et couches lavables

 

Voilà une expression du Sud qui fait vibrer. Bien sûr que ça n'a aucun sens de faire dans l'eau, l'eau transporte avec une vitesse effroyable, avec une capacité de transformation très réduite, autant dire que l'on n'a pas trouvé de meilleur moyen pour colporter les bactéries et de polluer à toute blinde. C'est la terre et tous ses petits animaux qui sont les meilleurs digesteurs de nos productions.

Voilà, pourquoi les toilettes sèches. Plutôt que de faire passer la production par un système complexe dans lequel il y a de longues périodes de stagnation peu réjouissantes, pour être ensuite pompée par les spécialistes, enfin traitée puis revendue aux agriculteurs comme engrais. Beaucoup d'énergie en jeu, des eaux de traitement qui finissent dans les cours d'eau, la mer, etc. Nous avons choisi la solution économique et propre, sans staganation, avec les micro-organismes adaptés et pour enrichir nos cultures personnelles.

 

 

OYEZ, OYEZ, VIVE LES COUCHES LAVABLES !

 

Un bébé, de sa naissance à sa propreté, génère avec ses couches près d'une tonne de déchet imputrescible... Pour un budget d'environ 2000 euros. La consommation d'eau pour la fabrication des couches plastiques est considérable, sans compter l'origine de la matière première et tout ce que cela peut représenter pour une peau vivante d'être enfermée dans macération de matières et produits synthétiques aggressifs.

 

Les couches lavables, c'est un peu de main d'oeuvre, certes ! Mais c'est 150 à 500 euros d'investissement pour le premier enfant, entièrement réutilisable pour le deuxième, le troisième... et la possibilité de composter, une fois encore, la matière si utile à la fertilisation de nos sols !

 

Il y en a des variétés des plus diverses, de la tout-en-un au lange simple, de quoi trouver chaussure à son pied, ou couche à ses fesses !

 

La couche lavable, ça laisse souvent un peu sceptique, mais c'est plutôt rigolo et c'est une vraie occasion d'épargner un peu notre environnement.

 

Vous pouvez trouver plus d'informations sur http://www.apinapi.fr/ qui est une véritable référence en la matière.

 

 

 

La Ferme de Joulines - 50630 La Pernelle (Basse-Normandie) Tél : 06 37 57 42 23 mail : lafermedejoulines@gmail.com

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