Grandir

La Ferme de Joulines

Harmonie et cohérence

Production et élevage (en développement) : Chevaux baroques champagne, silver, pearl et de robes classiques, Chèvres angoras et Mohair, Communication animale, Fruits séchés, Petits fruits et plantes variées.

Nos enfants ne vont pas à l'école

 

 

Mais comment la bonne petite élève d'un quartier tranquille de Paris et le très sérieux petit garçon Poitevin, ensuite arrivé dans les plus beaux lieux d'études parisiens, en sont arrivés là ?

 

L'école n'est pas un enfer, non. Enfin, cela ne l'a pas été pour nous en tout cas. Mais l'école n'est pas obligatoire ? Hein ! ? Mais ça je ne le savais pas ! Moi qui aurais préféré faire-ce-que-je-veux-tout-le-temps ! Caresser les fleurs, sauter dans les flaques, lire, danser et parler aux biquettes ! L'école gratuite, laïque et obligatoire, c'est quoi alors ? Une formulation rapide, puisqu'il n'y a que l'instruction qui est obligatoire. Mince, j'ai accepté mon sort d'écolière sur un principe d'obligation fondamentale qui n'en est pas un ! Gloup !

 

L'école, il faut y aller, y rester, en revenir. On ne rêve que des vacances ou presque ! Alors pourquoi se forcer ?

 

Et si en plus, l'école n'était pas la formule la plus adaptée pour le développement de l'enfant ? Qui n'a jamais ressenti cette violence et cette cruauté qui planent à l'école, générées par tous ces jeunes humains livrés à eux-mêmes et en groupe, comme si les enfants étaient suffisamment mûrs et psychologiquement construits pour vivre une telle épreuve quotidienne que l'on considère le plus souvent comme anodine, ou pire, nécessaire !

 

Première chose que l'on me rétorque toujours, quand je dis que mes enfants n'iront pas à l'école, sauf s'ils en expriment la réelle envie : mais c'est ça la vie aussi ! Si on en est preservé toute sa jeunesse, ça peut être dur à l'arrivée...

 

Affreuse conception !

 

Et plus je regarde les petits humains et les jeunes animaux grandir, plus je ressens que ce n'est pas vrai et plus je comprends à quel point l'éducation positive est fondamentale pour le bien être de l'enfant et du futur adulte. Toujours leur donner la possibilité de répondre positivement et de tenir compte de leurs capacités avec une grande précision, voilà ce qui les rend stables, confiants et joyeux. Et finalement, plus on rencontre des situations et des éléments négatifs tard, plus on est à même de les envisager avec sagesse, car ce n'est plus seulement avec la sensibilité que l'on va répondre, mais bien en raisonnant, et c'est une évidence, que la construction positive est aussi synonyme d'étendue immense pour le raisonnement.

 

Et l'on ne peut pas dire que c'est l'attitude positive de tous les citoyens que nous sommes, qui nous prouve que le mode d'apprentissage et de développement des enfants est vraiment judicieux, sans parler de la violence inouïe dans laquelle certains d'entre nous sont retranchés, l'année passée en étant une des pires révélations.

 

La liste des points que l'on pourrait aborder est infinie.

 

Le dernier auquel je ferai allusion, aujourd'hui, est l'implication que cela représente pour les parents et l'entourage proche. Oui, parce que quand même l'école nous libère de nos enfants aussi, mais bon, une fois qu'ils sont arrivés au monde, on leur doit le meilleur (à chacun de définir honnêtement ce que représente son "meilleur"), mais c'est à ce titre, que ce n'est même pas sous la forme d'un sacrifice, mais bien d'une évidence que nous mettons un peu nos professions et nos activités personnelles de côté pour ces quelques années.

À cet argument, on nous a souvent répondu, "Oui, mais vous, vous pouvez." Je n'ai jamais compris comment cela pouvait venir à l'esprit des gens, que certains puissent et d'autres non. La seule chose que nous pouvons répondre, c'est "Nous avons choisi de pouvoir choisir".

Il est toujours plus intéressant de commencer par envisager les choses en soi, avant de considérer leurs limites.

 

N'hésitez pas à nous partager votre point de vue et vos souvenirs pour enrichir notre réflexion.

 

Lait d'humaine et diversification autonome, expérience...

 

 

Mon appétit d'oiseau de l'époque ne m'a pas aidée au cours de l'allaitement du premier enfant, la vraie lourdeur pour cet allaitement a été de me forcer à manger pour tenir une production correcte. Après un début douloureux, où il m'était difficile de comprendre comment je pouvais mieux me débrouiller, ayant essayé diverses possibilités pour soulager les mamelons (irritation, tension, engorgement), je me suis écoutée et me suis concentrée plus précisément sur mon corps. À l'irritation, j'ai trouvé comme seule solution véritablement efficace de faire un effort de relaxation pendant la tétée. En peu de fois, je me maîtrisais de mieux en mieux, réussissant à évacuer les douleurs de la première minute. Au bout de 2-3 jours, je n'avais plus de problème et je n'en ai plus jamais rencontré, car aux premiers signes de tension, je me reprenais en main. Face à l'engorgement, pas féroce dans mon cas, je me suis appliquée, comment souvent conseillé, à bien vider l'un des seins, tant pis si l'autre est au bord de l'explosion. De cette façon, en acceptant un petit inconfort et en n'essayant pas de soulager les deux, j'ai réussi à surmonter le problème et de la même façon, je ne l'ai plus jamais rencontré, car je suis toujours restée attentive à un éventuel débordement.

La difficulté suivante a été de tomber malade, en commençant par une vieille douleur à la gorge pendant quelques jours, celle qui vous empêche de déglutir. Du coup, j'ai très peu mangé, et le lait s'est quasi tari, le petit avait faim, c'est à ce moment que l'on m'a fait prendre conscience que pour avoir du lait, il fallait manger, et boire bien sûr, je ne me suis plus jamais laissée aller à ce sujet. Une alimentation riche, couplée de longues tétées même à vide, ont permis de se sortir de cette situation difficile en un jour ou deux.

 

Plus tard, nous avons envisagé un sevrage progressif, stupidement précoce à nos yeux maintenant (bouh les préjugés ! on pensait que 6 mois c'était bien), mais je peinais de plus en plus à manger au delà de ma faim et dès qu'on a senti que notre petit garçon pouvait trouver un vrai réconfort auprès de ses parents d'une autre façon, on s'est dit que c'était le bon moment. De fait, il était assez indépendant, mais néanmoins, le sevrer à 7 mois n'était pas forcément le plus malin que nous ayons trouvé, surtout pour remplacer le lait maternel par du lait en poudre... Ce lait en poudre, mais qui en mangerait ?

Je me désespérais de lui fournir quelque chose d'aussi infâme, qu'il n'appréciait pas vraiment et qui était tellement en contradiction avec notre sensibilité (y a qu'à s'arrêter deux secondes sur la listes des composants pour se déprimer un bon coup).

 

Évidemment, il en a été tout autrement pour la seconde. À bas les préjugés et les idées stupides, ce qui doit se passer c'est le bébé, la maman et le papa qui doivent le sentir, le dire et le faire. Allaitée jusqu'à 17 mois, elle n'a fait que ce qu'elle a voulu, en terme de nourriture. À 17 mois, j'ai commencé à me lasser de ses demi-tétées, accrochée au bout de mon sein à me l'arracher dans tous les sens pour regarder tout ce qui se passait autour d'elle. Nous avons profité d'une période où elle le demandait presque plus, pour ne plus lui proposer, puis cela s'est arrêté simplement. Elle n'a pas bu une goutte de lait en poudre, ni de lait animal, d'ailleurs, elle buvait au verre et n'a pour ainsi dire jamais touché à un biberon.

 

Elle a choisi tout ce qu'elle voulait manger et dans la quantité désirée. La première fois qu'elle a demandé quelque chose, elle avait 4 mois, c'était de la glace ! Elle goûtait à tout, pas la peine de lui préparer une purée, 3 fois sur 4, elle n'en aurait pas voulu, c'était notre assiette qui l'intéressait, soit. Après avoir tout goûté de manière sporadique, elle s'est mise à manger dans de plus grandes quantités. Les quelques fois, où on a pu insister, cela s'est mal terminé, en général avec un bébé malade. Aujourd'hui encore, c'est elle qui choisit son rythme et ses aliments, autant dire qu'elle préfère les petits oignons frais que la brioche au chocolat !

 

 

La Communication Animale

 

 

J'ai envie de parler de la communication animale, mais je me demande bien ce que je suis capable de dire à ce sujet et ce qui mériterait vraiment d'être évoqué. Je comprends maintenant pourquoi la plupart des gens qui pratiquent la communication animale s'en tiennent plus à des descriptions de communications qu'à des explications du processus en lui-même.

 

Je comprendrais la communication comme une possibilité de mêler les pensées et de les faire dialoguer. Je ne pourrais pas forcément affirmer que c'est moi, cerveau Yanna, qui dialogue avec les animaux directement, mais que c'est une forme de fluide instinctif qui m'habite, qui reçoit et envoie des pensées avec l'animal en dialogue. Cela peut-être assez déconnecté, ou pas, d'expressions physiques. C'est un peu comme s'il y avait un canal Bluetooth entre tous les êtres, et que si tu demandais à être en contact avec le terminal Médor-ton chien et qu'il acceptait ton invitation, vous pourriez échanger des données. Et que tout ceci se retrouvait au niveau de la couleur de l'air.

La couleur de l'air, c'est la magie. C'est cette couleur indescriptible qui flotte autour de nous et qui serait comme la somme des effluves émanant de l'essence des êtres. Pouvoir la voir, c'est se laisser habiter par la force de l'univers.

 

Les données sont donc en langue universelle en quelque sorte et ce n'est que grâce à la concentration que je peux les comprendre de manière limpide. Il est nécessaire de se connecter à son intérieur en faisant abstraction de son cadre pour s'ouvrir à cette réception.

 

Toutes les communications auxquelles j'ai pu participer m'ont toujours fascinée par leur énergie, leur précision et leur justesse. Anciennement non ouverte à ce type de pratique, je les abordais souvent avec circonspection, me demandant toujours si mon cerveau n'était pas à l'origine de l'imagination de telle ou telle pensée ; mais les échanges suivent un fil logique tel, qu'il n'est pas long d'en accepter le sens ; et pour tout point où j'ai un doute, je demande confirmation, elles sont, en général, très claires. J'ai été épatée de me rendre compte de cet immense activité d'échange qui existait dans le canal de l'univers, un canal dans lequel on peut aller piocher librement pour se nourrir et se réajuster. Comme si on allait au marché et qu'on y découvrait des fruits qu'ont n'avaient jamais vus et qu'ils étaient exactement ce qui manquait à notre journée.

 

Les animaux sont connecté au canal universel et ont bien des choses à nous transmettre si l'on veut s'y ouvrir. Les animaux, mais certainement aussi le reste du monde vivant. Il y a mille et une façon d'aborder la communication, je donnerais juste quelques exemples très personnels pour illustrer une façon parmi les autres. Les animaux se prêtent volontiers au jeu du miroir et peuvent facilement mettre en lumière nos blocages et nous indiquer des solutions de dénouement, ils peuvent aisément faire part de leurs propres blocages, rapporter des situations et se positionner en guide ; il m'arrive souvent quand je travaille avec un cheval de l'entendre, "ok, maintenant on change de type d'exercice", "n'insiste pas, c'est pas le moment", "va te calmer, d'abord", "attention j'ai envie de faire un truc fou", et bien souvent "je peux le faire, mais il va vraiment falloir qu'on prenne le temps de m'aider comme j'en ai besoin". Ce sont évidemment des retranscriptions, quand je les entends, j'ai pas besoin de les traduire en français pour les comprendre.

 

Les animaux, et les chevaux en particulier, m'ont donné beaucoup d'informations sur moi, sur ma place dans le monde, sur d'autres personnes quand cela m'a été demandé, mais aussi sur eux-mêmes et sur la façon dont je dois travailler avec eux. Entre autre, ils m'ont posé une conception fondamentale qui est de travailler avec leur énergie et leur aura et de ne pas concevoir seulement les chevaux par leur corps, qu'ils sont en réalité beaucoup plus "volumineux", et de la même façon, qu'il faut apprendre à caresser l'aura des chevaux avant de caresser leur pelage.

 

Il va sans dire que la communication animale/universelle ne peut être pratiquée que dans un état d'esprit bienveillant. C'est un exercice qui nécessite de la pratique et qui consomme beaucoup d'énergie. C'est la raison pour laquelle, il m'est pour le moment impossible d'y avoir recours en permanence.

 

Photo d'une sculpture d'Annu Eklund

Du lait d'humaine à la diversification autonome

 

 

On ne va pas s'étaler sur toutes les raisons fondamentales, basiques, logiques et naturelles du pourquoi les bébés sont faits pour boire le lait de leur maman humaine et pas d'un autre animal qui ne lui ressemble en rien, qu'il ne faut pas s'attendre à autre chose quand on essaie de se dégager d'un processus naturel, que de s'exposer à de potentielles complications. Des complications, qui peuvent bien sûr aussi toucher la santé de la mère à plus ou moins long terme.

 

Oui, on est las de cette manipulation toxique entretenue à faire croire aux femmes que c'est qu'être libres et modernes que de s'affranchir d'allaiter leur bébé et que même cela pourrait être de l'ordre du choix personnel. Non, ce n'est pas une liberté que de prendre un déséquilibrant pour empêcher une fonction de son corps, que de priver son bébé de la meilleure nourriture qu'il peut avoir et du contact indispensable pour un développement en toute sérénité. Ce n'est pas être libre que d'être capable de décider que le bien être du bébé passerait après l'idéologie.

Combien d'affreux témoignages avons-nous pu entendre ? Des plus récents ou à d'autres remontants à plusieurs décennies ? Des médecins qui interdisent à leur patientes d'allaiter, qui leur disent que leur lait n'est pas bon, qu'elles n'en ont pas assez, que la forme de leur seins n'est pas adaptée ? Combien de femmes diminuées dans leur maternité, à qui l'on fait perdre confiance et parfois menées dans de très grandes souffrances physiques par mauvaise gestion de la situation (témoignage ancien).

 

Alors qu'allaiter est un acte tellement entier, fabuleux et logique ! Cela ne veut pas dire que les débuts sont évidents et que les seins ne sont pas, dans un premier temps, sensibles, mais quelle belle chose que d'apprendre à se connaître un peu plus et de gérer ce fonctionnement délicat. On pourrait presque dire que ne pas allaiter, c'est un peu rester en surface de la relation avec soi, en tant que mère, et avec le bébé.

 

Et l'égalité avec le papa ? Et bien, le papa, s'il veut, il peut faire tout le reste ! Et, c'est d'ailleurs bien utile en sortie de couches de n'avoir qu'à s'en tenir à allaiter le bébé dans la position souhaitée, même en train de dormir. Par ailleurs, rien empêche le papa de se tenir aux côtés de la maman et du petit. Un bébé aux besoins assouvis en succion et en contact maternel est un bébé serein et disponible pour découvrir et partager des moments avec son père. Et le père, par la suite, peut tout à fait prendre le relais au moment de la diversification, il y a là beaucoup de temps et de patience à investir.

 

La question du lait ! La production est fonction de ce qu'on ingère, donc selon les natures, il faut plus ou moins augmenter ou diminuer la quantité de nourriture. La production de lait réagi dans les 24-36h, ce qui parfois nous laisse un peu à sec, mais cela ne dure jamais longtemps. Quand on est malade, et même si on en a pas envie, il faut se forcer un peu à manger pour maintenir la quantité de lait. On peut aussi avoir recours à toutes sortes de plantes qui favorisent la production de lait.

 

Allaiter et avoir conscience de ce qu'on ingère, c'est s'assurer de maintenir une bonne quantité de lait pour le bébé, mais aussi de se débarrasser de tous les kilos pris au cours de la grossesse.

 

Le lait maternel de goût et de consistance variés favorisent le développement du palais et prépare des enfants curieux et gourmands.

 

Vient alors le temps de la diversification, la plus rescpectueuse possible, celle, menée par l'enfant. À nous de présenter, à lui de s'approprier et à nous de nous préparer à l'écouter et à accepter ses idées inattendues. C'est le rendre confiant et curieux que d'essayer de le diriger le moins possible. Laisser le bébé/ l'enfant choisir, ne rien lui imposer en matière de quantité, c'est favoriser son auto-gestion et ses capacités à répondre aux besoins de son corps.

Si l'enfant n'a jamais été contraint ou brimé dans ses désirs de nourriture, on peut le laisser faire avec une confiance infinie, il sait intuitivement ce dont il a besoin.

 

Bien sûr, il s'agit pour aider cette intuition naturelle, de lui présenter en premier lieu des aliments naturels et simples, en limitant au maximum les produits sursalés, sursucrés, surgras etc.

 

Grandir à l'âge adulte

 

 

C'est le concept de chaque d'âge, d'avoir l'impression d'être arrivé à un stade d'affirmation, valable en tant que tel, car le plus élevé que nous ayons jamais atteint. Cette assurance ressentie d'avoir enfin une vraie assise et validité au sein des autres, est générée par les multiples expériences du soi, qui donne l'illusion d'avoir fait l'expérience de l'autre.

 

Personnellement, après avoir passé la douloureuse période de lutte avec ce que l'on est et ce que l'on est pas, j'ai stagné à un stade vague de définition pendant une dizaine d'années. J'avais fait la paix avec une bonne partie de mes douleurs d'enfant et accepté d'amorcer quelques renoncements dans la relation à l'autre ; il est, en effet, impossible de tenir un idéal personnel avec un autre libre. Ces dernières années m'ont donné beaucoup à méditer sur cette limite dans laquelle on s'enferme quasi systématiquement : une exigence personnelle que l'on porte sur autrui. J'ai bien fini par comprendre et accepter qu'on ne pouvait rien exiger de qui que soit, pas même de nos parents ; et donc qu'il n'était en aucun cas valable d'attendre quoi que ce soit de quelqu'un d'autre que de soi-même. Que c'était purement vain et douloureux ; et la première source de la haine et du mépris.

 

Je n'avais bien sûr pas la prétention d'avoir tout compris (de quoi d'ailleurs ?), mais j'avais le sentiment de respecter la personne que j'étais et la petite fille qui vivait en moi. Pas complètement à côté de mes pompes, parce que quand je retombe sur mes dessins et mes plans d'enfant, tout est là. Je ne m'en remets pas, à chaque fois, de me rendre compte qu'en tant qu'adulte je n'invente strictement rien, que ce que je crois penser fraîchement et imaginer aujourd'hui, je l'ai déjà précisément décrit sur mon bureau de petite fille.

Tout, sauf ce que je n'ai pas écrit, l'indescriptible. Ce qui ne pouvait pas s'inscrire dans le cadre où je vivais, non pas, parce qu'il était contraint de conventions entravantes, mais parce qu'il était limité par le principe même de son existence. C'est cette nouvelle marche que les chevaux et d'autres animaux m'aident à gravir : me révéler ce qui m'habite de manière intime et indépendante de mon cadre de développement. Même si en grandissant, en voyageant, en vieillissant, le cadre est de plus en plus enrichi et varié, il n'en reste pas moins un élément limitant dans le développement intérieur.

 

J'en viens du coup à la communication animale, il s'agit bien de dialoguer avec les animaux, aussi tartouille que cela puisse paraître à beaucoup d'entre nous à l'ère de la spiritualité-quasi zéro ; ils m'ont bel et bien montré des pistes à approfondir, mais aussi révélé des pistes inconnues que je ne pouvais penser dans mon cadre, car uniquement liées à mon essence, tout comme des détails très précis pour mieux gérer ma sensibilité. Mes nouveaux sujets de travail représentent évidemment des années de labeur, mais comme ils me correspondent pleinement, j'ai aussi subitement appris à travailler ! Adieu la déconcentration et les abandons de bonnes résolutions.

 

Comme il est confortable, de passer de l'être mis à mal par sa propre incompréhension, à l'être conscient en marche vers lui-même.

 

Toutes les épreuves douloureuses auxquelles je peux faire allusion, peuvent être très subtiles et n'ont pas forcément eu l'étoffe d'un drame, même si drame, il y a certainement eu aussi. Elles sont, globalement, d'ordre très commun, mais ont évidemment un impact non négligeable sur l'état de bien-être.

La Ferme de Joulines - 50630 La Pernelle (Basse-Normandie) Tél : 06 37 57 42 23 mail : lafermedejoulines@gmail.com

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